05/11/2009

Le piston

images.jpgQuand Jean Sarkozy, fils du président de la République,  a voulu prendre la tête du quartier d'affaires de la Défense, çà  a fait couler beaucoup d'encre et suscité l'indignation populaire.

Je n'ai pas de jugement sur le cas Sarkozy. Si on ne peut admettre le favoritisme, on ne peut pas supporter non plus que pèse une présomption d'incompétence sur les héritiers. Etre fils de ne doit être ni un avantage ni un inconvénient. Le problème de l'affaire Sarkozy, c'est qu'elle a conduit des millions de personnes à penser qu'il faut être le fils du président de la République pour réussir à 23 ans.

Par contre ce qui est amusant c’est que tout le monde désavoue publiquement le piston mais y fait souvant appel. Et il y a plusieurs formes de piston. S'il permet à une personne incompétente d'obtenir un poste, il est évidement condamnable. Mais si le candidat a les qualités requises, on peut bien sur le regretter mais pas tout à fait le condamner. Ce qui est réellement dérangeant avec le piston, c'est qu'il est le symptôme d'un grave dysfonctionnement de notre société, le signe d'un échec de la promotion sociale par le mérite. Et tout le monde, quelle que soit la couche sociale, a intégré l'idée que ce n'est pas le mérite mais les appuis qui aident à réussir. Le pire dans tout cela c’est que çà décourage les jeunes. Et en y regardant de prêt, chacun d’entre nous peut facilement citer des cas de piston et même dans notre vallée…..

Avant, les hommes de pouvoir avaient des disciples, aujourd'hui ils favorisent leur progéniture.