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11/06/2010

un simple oubli......

oubli.jpgDans son article ″ Financement des retraites : l’enjeu des cotisations patronales″, Bernard FRIOT, professeur d’économie et sociologie à l’université Paris X, écrivait : 
On oublie toujours, quand on raisonne sur l’avenir des retraites, que le PIB progresse d’environ 1,6 % par an, en volume, et donc qu’il double, à monnaie constante, en 40 ans. C’est pourquoi nous avons pu multiplier par 4,5 les dépenses de pension depuis 1960.
Pourquoi une information aussi déterminante est-elle censurée ? 
Parce que tout simplement un petit calcul facile, montrerait que ceux qui nous gouvernent, nous prennent pour des demeurés. 
- En effet : si aujourd’hui 10 actifs produisent un gâteau de 100 et qu’ils ont à charge 4 retraités. C’est 14 personnes qui se partagent un gâteau de 100. Ainsi la part de chaque personne est de (100 : 14) soit 7,14. 
- Si dans quarante ans, 10 actifs produisent un gâteau de 200 et qu’ils ont à charge 8 retraités. Ce seront 18 personnes qui se partageront un gâteau de 200. Ainsi la part de chaque personne sera de (200 : 18) soit 11,1. 
C’est limpide ! Il sera donc possible de financer des retraites au même niveau qu’avant leurs réformes à remonter le temps. De plus, la part de gâteau restante pour l’investissement et l’élévation du niveau de vie sera bien plus importante en 2040.
Alors, où est donc le problème ? 
Pourquoi cet acharnement à détruire un système qui fonctionne bien ? 
Parce que notre système social mis en place par le Conseil national de la résistance en 1945, met en rage les hommes d’affaires et les financiers pour des raisons évidentes.
Par exemple, il leur est impossible de réaliser des plus values
boursières sur 40% de notre part salariale (les fameuses cotisations sociales patronales) qui payent notre retraite et notre santé, en toute dignité et responsabilité. N’oublions pas que ces cotisations sociales représentent notre salaire différé qui est le fruit de notre travail. Il ne s’agit ni d’assistanat ni de charité patronale comme le laisse entendre une mauvaise propagande.
Et c’est bien là que se situe tout l’enjeu de leurs réformes : le président Sarkosy et ses amis rêvent de faire main basse sur notre salaire différé. 
Pour s’emparer de cette
galette, leur stratégie consiste à réduire nos droits pour nous contraindre, une fois de plus et de plus en plus, à financer notre santé et notre retraite par des assurances privées.

 

19:39 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

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