Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/07/2010

La France ruinée deuxième partie

spectre-de-la-recession3.jpgOUI. Presque. Bientôt. Comme l’Argentine qui était la 9ème puissance mondiale dans les années 50.

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le ministre du budget, ce sont les agences de notations qui ont envisagent de dégrader la note de la France en 2011, et qui ont commencé à dégrader progressivement les notes des entreprises. C’est la nouvelle agence de notation Chinoise.

Voilà peut-être pourquoi les Français consomment 80 millions de boites d’antidépresseurs chaque année.

Quel avenir ?

La crise va s’accélérer au second semestre 2010 à cause du surendettement des états occidentaux, de l’inflation chinoise, de la panne économique américaine et de l’austérité Européenne créant un effet de cisaillement.
L’austérité imposée en Europe par l’Allemagne n’est pas obligatoirement un problème. Au contraire, elle pourrait être à terme une bonne chose pour l’Europe, car elle se désolidarise de la politique de fuite en avant américaine. Mais elle n’a qu’une seule chance de réussir. Voici les critères qui permettront de savoir si nous allons nous enfoncer dans une ère de troubles sociaux et de régression sans précédent, ou bien si nous allons pouvoir "rebondir" (à moyen terme) : pour que l’austérité soit "supportable" il faut 2 chose. 
La première, c’est que
l’austérité soit (largement) partagée par les "élites». Comme cet article l’a montré, les multinationales et les riches qui ont pillé (n’ayons pas peur de le dire) le pays pendant des décennies ont accumulé suffisamment de richesse pour rétablir les finances françaises presque instantanément. Sans aller jusqu’à tout leur prendre, il est clair qu’ils doivent fournir eux aussi un effort considérable. Mais, cela doit venir du gouvernement. Pour l’instant nos dirigeants nagent totalement à contre-courant. Ce n’est que parce que l’Allemagne a le courage d’imposer des bonnes solutions que nous avons une chance de voir le bout du tunnel. Mais habitués aux effets d’annonces, même si le gouvernement annonce sa propre rigueur, j’ai de gros doutes pour l’instant. Nous serons fixés d’ici 6 mois environ. Si les riches ne sont pas touchés, alors nous filerons droit vers de graves troubles sociaux, possiblement une guerre civile vue la gravité du contexte économique international. Soyons lucide, l’Euro, c’est avant tout la France et la vertueuse Allemagne. Du coup la France est le maillon faible de l’Euro. Les pays qui nous font la guerre économique en ce moment n’ont qu’à donner un "coup de pouce" aux jeunes des banlieues pour enflammer le pays et déstabiliser le gouvernement.
L’autre axe, moins important à court terme, mais primordial à long terme sont les
énergies renouvelables pour lesquelles nous avons 30 ans de retard environ. Par exemple le stockage gravitaire électromécanique (en gros les barrages d’eau, rendement 90%), les maisons passives ou bioclimatiques, et autres éoliens doivent être favorisés et exemptés de cure d’austérité. Sinon le retard pris par rapport aux pays qui ont émergé sera très handicapant dans l’avenir. Attention toutefois, les projets comme le solaire dans le désert du Sahara sont séduisants sur le papier, mais seront beaucoup coûteux à terme que prévu en raison du surcoût de protection militaire qu’il induit, car c’est un reliquat colonialiste. On doit viser notre véritable indépendance énergétique, et revenir vers du local. Pour le moment, malheureusement, l’écologie fait les frais de la crise et perd ses subventions.

Conclusion

Donc pour résumer : le juste retour des choses est l’austérité, mais elle doit être en priorité effectuée dans "le gras", sinon l’organisme va devenir malade. Il faut en plus garder un objectif, un espoir, via les énergies renouvelables.
D’autre part, ne nous y trompons pas. La dette que nous devons aux pays étrangers, l’est essentiellement envers les riches eux aussi ! Donc, idéalement il faudrait aussi restructurer la dette pour partager équitablement "l’effort". Et on constaterait au final que les pauvres ne doivent pas grand- chose aux pauvres des autres pays ! Ça semble l’évidence même formulé ainsi !

On n'a demandé de faire suivre, çà me parait justifié !

08:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.