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15/09/2011

Lettre ouverte à nos amis banquiers

Banque Populaire.JPGDans les années 70 lorsque j’ai commencé à travailler (j’avais 17 ans), je me suis présenté au guichet de la seule banque locale ouverte et pas tous les jours. Un sous-directeur et ami de la famille m’a dit : « bienvenue ; on va t’aider à t’enrichir, ainsi la banque s’enrichira, mes gratifications augmenteront et donc tout le monde sera content » La liste des frais bancaires tenait sur une demi-page : pas de frais de tenue de compte, pas de frais en cas de décès du conjoint (260 euros aujourd’hui), disponibilité d’un interlocuteur immédiate (les numéros en 08 quelque chose n’existaient pas) etc.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Des frais prohibitifs (2 jours de salaire net pour un ouvrier), un dialogue  direct au guichet inexistant dans beaucoup de banques (encore faut-il noter un effort de communication ces 2 dernières années probablement du à l’aiguillon des banques non hexagonales). Des crédits révolving (autour de 20% d’intérêts), véritables créateurs de misère humaine, et donc une devise qui pourrait se résumer ainsi " je m’enrichis (je = cadre supérieur ou gros actionnaire, pas le guichetier), tu t’appauvris, …désolé mais mon business, c’est de te  plumer"
OK, mais le mouton n’a plus de laine. Il est simplement désireux de conserver ses économies, sans dépréciation, mais aussi sans intérêts. Il a choisi une couverture dorée pour les hivers prochains : IL NE VOUS FAIT PLUS CONFIANCE. 
Alors la tentation sera forte de vous tourner vers le pouvoir (vous avez son oreille et même ses yeux) pour contrôler cette marée, véritable déferlante, et ponctionner les transactions au regard d’un savoir-faire que vous ne possédez même pas. Prenez garde ce ne sera pas le bon remède, car le mal dont vous souffrez est terrible. La cupidité vous a fait placer l’argent de vos compatriotes dans des subprimes, des obligations grecques, ibériques ou autres à haut rendement. Parallèlement, vous vous êtes montrés d’une vigilance féroce (en édictant des conditions draconiennes) vis-à-vis de vos compatriotes qui cherchent simplement à construire sainement leur avenir. Si vous vous voulez rétablir cette confiance perdue, vous devrez accepter de revenir aux sources de votre métier, pas à l’usure.
Désolé, mais je n’en vois pas le chemin.

19:21 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

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