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09/11/2011

Erreur de la banque en sa faveur

 

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Les banques françaises publient en ce moment leurs résultats trimestriels, une "opération vérité" se produit sur la dette grecque, dont la valeur est ramenée à son prix de marché. Ainsi BNP Paribas annonce une baisse de 71% de son bénéfice net sur le troisième trimestre, à 541 millions d’euros. Mais le groupe s’empresse aussitôt d’ajouter qu’en faisant abstraction de cet élément exceptionnel, le bénéfice se serait élevé à 1,952 milliards d’euros, en hausse de 2,4% sur le trimestre précédent. Va comprendre quelque chose Charles !
J’ai essayé…..Si vous voulez emprunter de l’argent, vous allez voir votre banquier. Vous empruntez 100€, et vous remboursez au cours du temps 100€ + les intérêts : logique. Mais une banque peut s’y prendre autrement : elle émet des obligations (ces fameuses obligations). Elle émet 100 d’obligations de 1euro sur le marché, elle empoche donc 100€ en cash, et s’engage à verser un coupon (les intérêts) tous les ans et à rembourser les 100€ à l’échéance.
Ces obligations sont cotées sur les marchés financiers. Mais si les investisseurs doutent de la capacité de la banque à rembourser les obligations qu’elle a émises, leur prix va chuter. Et l’obligation, au lieu de valoir 1€, ne vaut plus, disons, que 0,65€. Et là commence la stupéfiante entourloupe : la banque a donc émis, et empoché, 100€. L’obligation ne vaut plus que 0,65€, elle la rachète à ce prix, et réalise donc un bénéfice net de 0,35€. C’est magique !
C’est comme si la Grèce, constatant que sa dette de 350 milliards d’euros est réduite de 50%  décidait d’inscrire 175 milliards de recettes à son budget. Cela ferait rire tout le monde, et c’est pourtant ce que font nos banques pour enjoliver leurs résultats.  En clair la situation financière de nos banques est peut être pas si reluisante qu'on veut bien nous le faire croire.



19:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

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