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17/02/2012

Ecoles en danger, éleves sacrifiés

L’association des parents d’élèves en Val d’argent se mobilise contre une décision arbitraire de suppression de postes à l’école de Lièpvre et dans la vallée. Des actions sont prévues lundi et mardi prochain. J’apporte mon soutien à ces actions et retranscrit ci-dessous le tract distribué ce matin dans la vallée. Les élus de la vallée devraient demander que nos écoles soient à nouveau classées en ZEP (zone d’éducation prioritaire). Nous l’étions il y a quelques année mais plus aujourd’hui semble t-il.


Ensemble, tous ensembles, œuvrons pour le bien-être de nos enfants,

de vos enfants.

 

Qu’impliquerait la suppression des différents postes :

1-      L’augmentation du nombre d’élèves par classe.

2-      Des locaux inadapté à l’accueil en sur nombre des élèves et donc obligation de modifications par les communes des locaux et donc par la suite une augmentation des impôts locaux pour nous parents.

3-      Moins de temps pour l’enseignant afin de prendre en charge les difficultés de chacun (aides personnalisées).

4-      L’arrêt de certaines activités comme les visites pédagogiques, …

5-      Le non remplacement en cas d’absence de l’enseignant (donc pas de cours pour les élèves)

6-      La fin de l’aide spécialisée, assuré par les RASED, qui est l’un des points clés pour permettre aux élèves en difficultés de ne pas sombrer encore plus bas et de s’enfoncer résolument dans l’échec scolaire, la violence et l’exclusion.

7-      Le problème de réouverture de classe, car les seuils sont plus haut que pour la fermeture. (par exemple : seuil de fermeture = 24 max, seuil d’ouverture = 28 min)

 

 En cinq ans, 80 000 suppressions d’emplois. Dans le même temps les effectifs d’élèves ont eux, augmenté de plus de 100 000 et cela sans compter la politique de frein à la scolarisation en maternelle. Pour rappel, d’un point de vue démographique, la France et grâce à vous mesdames (sans bien sûr oublié les Messieurs),  à la chance d’occuper ou plutôt devrais-je dire la malchance ???, la première place en nombre de naissances. Cela ne veut-il pas dire ? Plus d’enfants à venir !

 

Cinq ans de suppressions d’emplois systématiques bâties sur un dogme : celui du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Peu importent les réalités du terrain et les difficultés des écoles et des établissements, l’économie prime sur tout. Aucune inflexion n’est prévue en 2012 : 12 250 postes vont disparaître dans l’école publique.

 

Nous savons très bien que l’on peut faire dire presque n’importe quoi aux chiffres. Mais regardé ceci :

Baisse de l’effectif des élèves pour la rentrer 2012 : - 248

Il en résulte une logique de suppression de postes de 108.

Ce qui nous donne 248 / 108 = 2,296296… élèves il faudra un jour qu’on m’explique comment couper un élève en 0,296296…

Donc pour une diminution de 2,296 élèves par écoles c’est un poste en moins. C’en est ridicule !!!

 

Il est à savoir également et proprement scandaleux, que selon les bons résultats pour objectif atteint en nombre de suppressions de postes, la personne en charge (pour nous, la Directrice académique des Services de l’Education Nationale) de ces dites suppressions, touchera une substantielle prime de 20 000 €. Est-ce bien raisonnable dans cette politique de restrictions budgétaires à tout va ?

 

Ecoles en Dangers, Elèves Sacrifiés !

 

Commentaires

Encore un secteur où la politique de SARKOSY va laisser de lourdes séquelles.
Commencé par DARCOS et poursuivi par CHATEL, le démantèlement de l'école publique s'accentue.
Pas important pour eux, leurs enfants vont à l'école privée !

Écrit par : patrick | 17/02/2012

Bonsoir,
Je souhaiterais apporter quelques précisions sur nos actions :
Il faut faire un distinguo entre "Privé" et "Privé". Et oui, il existe deux types d'écoles dites "Privé".
La première et certainement celle qui est la plus connue : l'école privé sous contrat d'état. Les professeurs sont des professeurs du public, payé par l'état et du coup il risque autant que les autres de passer à la suppression de classes.
La seconde et donc forcément la moins connue : celle ou les professeurs ne sont pas payé par l'état mais uniquement par les droits d'inscriptions demandés en début d'année et servant à la gestion de l'établissement ainsi que du personnelles d'entretiens et d'enseignement.
Dans cette dernière, vous comme moi (bien que je ne connaisse pas votre fonction), nous pourrions y occuper une poste enseignant du moment que nous répondons à certains critères.
Sur un plan plus large, notre association est apolitique, certes, c'est le gouvernement actuel qui impose ces restrictions. Mais ce serait un autre gouvernement, notre action serait exactement la même. C'est une action sur la forme et non sur le fond ! Nous œuvrons pour le bien être de nos enfants, de vos enfants et c'est là, notre seul objectif.
En engageant ce combat, j'ai découvert d'autres problèmes dans notre vallée. Par exemple, dans une école maternelle, c'est le sixième remplaçant de remplaçant de remplaçant... en trois mois (retirez les 15 jours de vacances à noël et je vous laisse faire les comptes !!!), que de changement pour des enfants d'à peine 3-4 ans ! Et en discutant ça et là, il semblerait qu'il y en ait encore d'autres !
Ces suppressions de postes, impliquent énormément de choses et pas seulement l'enseignant directement concerné, mais également le poste d'"Atsem", qui accompagne celui de l'enseignant, il y a aussi celui de la direction de l'école, qui du coup devrait passer à mi-temps et qui lui aussi impliquerai qu'un des enseignants du primaire bascule lui aussi à mi-temps.
Bref, un effet "boule de neige", "papillon", "domino" ... et pas seulement sur Lièpvre/Rombach, cela concerne aussi d'autres sites. C'est pourquoi, notre mouvement ne peut ce cantonner uniquement sur Lièpvre, il doit forcément englober l'ensemble de la vallée ! Même le Collège et Lycée qui pour l'instant pense être à l’abri, l'année prochaine, si les seuils sont de nouveau revus à la hausse, ils ne manqueront pas d'être touchés.
Voilà, j’espère avoir été assez claire dans ces quelques explications. Souhaitons que nos actions portent leurs fruits.

Écrit par : Steve | 19/02/2012

Les elus locaux trouvent facilement 500.000 euros ces temps ci, ils vont bien faire un geste pour créer un emploi de professeur des écoles et rénover les salles pour accueillir les enfants
C'est bien mieux que payer des agents spéciaux à l'année plus de 3000 euros par mois pour le tourisme local

Bon courage à Steve et aux autres.

Écrit par : Antoine | 21/02/2012

Dominique Antoine, conseiller éducation de Nicolas Sarkozy à l'Elysée de 2007 à 2009, a annoncé dans une tribune publiée dans le Monde daté de mardi qu'il voterait à l'élection présidentielle pour François Hollande, car celui-ci faisait de l'éducation "une priorité nationale".

"Dans le domaine éducatif, que retiendra-t-on de ce quinquennat ? 80.000 suppressions d'emplois, la fin de l'année initiale de formation des maîtres, la semaine de quatre jours à l'école primaire. Même si l'on place, sur l'autre plateau, les évaluations généralisées des compétences des élèves, le bilan est maigre", a déploré M. Antoine.

Si travailler dans l'équipe de M. Sarkozy à l'Elysée fut "un honneur", "ce furent deux années d'espérances déçues", a-t-il résumé.

Chez les conseillers présidentiels, c'est "la mêlée des conservateurs, des libéraux et des budgétaires" qui a généré cette politique et "tous méconnaissaient la réalité concrète du métier de professeur, les conditions d'exercice dans les quartiers sensibles, les impasses de l'orientation pour les élèves peu doués ou défavorisés socialement".

"Au fond, ils idéalisaient l'éducation nationale mais ne l'aimaient pas, car elle votait mal et leur faisait peur. Et ils convenaient, à la suite du chef de l'Etat lui-même, que les priorités étaient ailleurs", a aussi écrit M. Antoine.

Pour lui, le candidat PS à la présidentielle, qui a promis 60.000 créations de postes, fera de l'éducation "une priorité nationale" et "rappelle régulièrement que, dans notre pays, l'histoire de la République se confond avec l'histoire de l'école".

Avant l'Elysée, M. Antoine fut notamment en 2002 directeur de cabinet du ministre délégué à l'enseignement scolaire, Xavier Darcos.



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Écrit par : bastien | 21/02/2012

Les commentaires sont fermés.