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23/08/2012

quitter l'euro ?

euro_grec.jpgA la fin de 2011, la crise de l’euro s'accentuait au point que certains prévoyaient qu'il ne passerait pas Noël. Pour éviter un éclatement désordonné, de nombreux économistes dont quelques prix Nobel préconisaient de procéder à un démontage concerté. Or, depuis le début de l'année 2012, la crise aigüe de l'euro semble passée, mais l'euro est-il sauvé ? Du coté de la Finlande par contre on se prépare à revenir à la monnaie nationale.

Pour en revenir à l'euro deux facteurs de stabilisation sont apparus : 
1) Le remplacement de JC Trichet par M Draghi à la tête de la BCE s’est traduit par un changement de stratégie. Alors que les statuts de la BCE définis par le traité de Maastricht lui interdisaient de financer des dettes publiques des Etats de la zone euro, la Banque Centrale a trouvé un système un peu oblique, juridiquement et politiquement douteux, en finançant ces dettes d’une manière indirecte par l'intermédiaire des banques privées. L’opinion des citoyens est tenue prudemment à l’écart de tout cela. Les banques italiennes et espagnoles ont dû avaler avec le sourire les obligations émises par leurs Etats respectifs. Normalement, les allemands auraient du refuser ce subterfuge. 

2) En fait, ils ont accepté car en échange, ils ont réussi à faire approuver par les états de la zone une austérité budgétaire renforcée sous forme d’un nouveau traité avec des "punitions" à la clé.

L’Europe devient donc une zone où la seule perspective est la rigueur et la mise sous tutelle des pays non vertueux. Certains parlent à juste titre d’Europe à la schlague et Merkel ressuscite ainsi la germanophobie.
On commence à voir ce que cela donne avec le cas de la Grèce en faillite, qui ne pourra éviter la sortie de l’euro, et où la haine de l’allemand devient palpable. 
Pour les autres pays, soumis à l'arrogance de la chancelière, ils ne peuvent changer cette Europe où règne la déflation due à un euro trop cher et à des restrictions tous azimuts. 

A suivre....

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