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25/08/2012

la plus pauvre des provinces allemandes ou quitter l'euro suite

riche_enpauvres[1].gifMais ces facteurs de stabilisation ne donnent à l’euro qu’un répit illusoire de quelques mois. En effet, comme la zone euro ne constitue pas ce que l'on appelle une "zone monétaire optimale", la richesse s'aimante aux régions les plus compétitives tandis que les régions faibles sont progressivement ruinées. Il est probable que leurs habitants devront déserter, à moins qu’il ne soit effectué ce que l’on appelle des « transfert », comme cela se passe aux US par exemple, ou même dans notre pays, lorsqu’une région a besoin d’être soutenue. Maastricht, qui n’a pas prévu ce mécanisme car les allemands l’ont refusé, a ruiné l'Europe du Sud et affaibli la France et l’Italie ! 
La zone euro, comme toute zone monétaire unifiée, ne peut fonctionner sans un pouvoir central levant les impôts et effectuant les « transferts » indispensables.
Les allemands refusant cette organisation, il n’y a pas d’issue possible.
En dix ans, la compétitivité des pays de l’Europe du sud s’est fortement dégradée. Après la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la France se dirigent vers la faillite. Le cas de Peugeot (et même Renault ) qui court à sa perte, faute de dévaluation, face à la compétitivité allemande est éloquent.

Quels sont les éléments d’ajustement proposés ? 

Réponse : En fait, il n’y en a qu’un : c’est la déflation, avec pour conséquence le chômage, qui s’accentue en France, et dans tous les pays du sud. D’autre part, la déflation va provoquer dans tous ces pays la contraction du PIB, ce qui engendrera mécaniquement une diminution des recettes fiscales. On croit résoudre le déficit budgétaire par la suppression des dépenses, et il réapparaît par la diminution des recettes. Les pays en difficulté ne pourront retrouver leur compétitivité que par le retour à leur monnaie nationale et des dévaluations. Il faut donc détricoter l’euro.
Cela se produira inévitablement, mais il y a deux méthodes. Soit tout le monde s’entend, et les choses se passeront à peu près bien, soit il y aura des sorties brutales, et alors, bonjour les dégâts. 

Le danger pour la France est qu’elle sera tentée de s’accrocher à un EuroMark  ce qui aura le double effet de nous ruiner très rapidement et de faire de nous la plus pauvre des provinces allemandes.

Commentaires

Amis lecteurs, avez-vous remarqué, que la pièce "euro" à un côté pile et un côté face ? Il en va de même avec " l'euro monnaie " et de sa politique souhaitable ...

Et ainsi, on pourra toujours jouer l'euro et l'Europe à pile ou face ... les problèmes resteront. Et ceux, que l'on pensait avoir résolus, seront très vite remplacés par de nouveaux, peut-être encore plus mortels.

En quoi, demain, des produits fabriqués en Yuans, seraient plus facilement achetable en "francs" ? ... ( Et je ne parle pas des carburants et des matières premières)

L'un de nos problèmes, s'appelle " le juste prix " .... Or cette notion a été bannie par la mondialisation en laissant croire à une aisance généralisée.

L'autre impasse notable est d'ordre structurel. Lorsqu'un pays ne "manufacture" plus 90% de sa propre consommation courante sur son sol, alors ce pays est économiquement mort. C'est le principal problème de la France et du déficit de sa balance commerciale.

Dans ma jeunesse j'entendais parler d'un métier : "Importateur - Exportateur" ... Aujourd'hui, le seul métier qui produit encore des millionnaires est celui "d'Importateur" ... Voila qui est parlant ... C'est pourtant là, que se trouve le début de la solution. Réinventons le métier d'Importateur - Exportateur, par une mesure très simple : si tu veux importer pour 1 million de marchandise, tu en exportes d'abord pour 1 million (et ceci, au nom de la mondialisation). Certes on peut craindre de la déflation, mais avec un risque chômage moindre.

Écrit par : Geldmine | 26/08/2012

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