Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/10/2012

Il faudra plus qu'une marinère

mariniere.jpgNotre ministre du redressement productif a fait le buzz la semaine dernière avec sa marinière.

J'ai gagné mon pain dans un secteur (textile) ou j'ai vu les usines disparaître les unes après les autres sous le poids des charges sociales et des salaires exposées directement et sans protection à la concurrence des pays en développement au nom d'une globalisation aussi aveugle qu'inadaptée.
Quand une usine arrête son activité elle le fait au milieu d'un tissu industriel qui va se désagréger lui aussi et finalement disparaître. Dans cette usine et dans ce tissu industriel qui l'accompagne il y a une masse considérable de savoir faire qui se perd et si cette interruption dure assez longtemps, comme c'est le cas maintenant pour toutes nos usines et tous nos secteurs d'activité, c'est la transmission du savoir faire qui n'est même plus possible car les anciens ouvriers compétents devenus chômeurs entre-temps ont, depuis, disparu.
Ce sera donc très, très long pour redevenir productifs et compétitifs.
Soit dit en passant, mon expérience personnelle me permet de vous assurer que notre modèle social qui a toujours taxé la production plutôt que la consommation, va voir sa stupidité exposée au grand jour.
Si l’on veut s’en sortir il faut considérer un investisseur entrepreneur industriel comme un "bienfaiteur" et non comme un "profiteur", niveau auquel notre stupide dérive sociale l'a relégué et lui proposer un environnement qui lui donne envie de tenter l'aventure.

Commentaires

Le terme à la mode est le "coût du travail" .... Il suffit de lancer un chiffre en l'air pour qu'il devienne réalité.

Mais, qui se préoccupe s'il y a, en France, un, deux ou dix "coût du travail" différent ? Personne. Alors on nous bassine avec un coût moyen. La belle affaire.


La référence est celui de l'Allemagne ... Soit... Mais sait-on que le "coût du travail industrie" est quasi le même que le nôtre. Là, où ça dérape c'est dans celui du "service" ... Etrange ... Non ?

Ce que j'aime au-dessus de tout, ce sont tous ces fameux experts, venant dans les médias, nous expliquer, que notre problème est le "coût du travail". Ces pharisiens, dont leur propre salaire oscille allègrement, au moins entre 6.000 et 12.000 euros /mois, se posent-ils un seul instant combien pèse leur revenu dans le coût du travail ?

Mais au fait : quelle est donc la richesse produite par ces messieurs ? Ne sont-ils pas que de simples prédateurs venant prélever dans la richesse produite par les "manufacturiers".

Est-ce le salaire de l'ouvrier ... où un bon nombre de dépenses inutiles qui pèsent sur le coût du travail ?

Ne serait-il pas temps, d'enfin bien distinguer les patrons manufacturiers créant de la vraie richesse de ces autres "patrons pigeons" dont le seul savoir est de céer l'outil permettant de prélever dans la richesse produite.

Quand à réduire les " charges " cela suppose un immense chantier afin que le consommateur ne paye deux fois la facture du transfert des charges. Souvenez-vous de la baisse TVA restaurant.

Écrit par : Geldmine | 01/11/2012

Les commentaires sont fermés.